De la réceptivité intuitive à la quête d'évolution

Un nombre croissant d’êtres s’ouvre et se connecte à la dimension énergétique du vivant, que ce soit dans une recherche de libération de la souffrance, pour redonner du sens à la vie, avec le désir de trouver leur vocation ou pour se rapprocher d’hommes et de femmes habités par l’amour de la sagesse. Les traditions méditatives, les arts du corps en mouvement, martiaux ou spirituels et les enseignements initiatiques, ont de tout temps été des moyens de baliser une voie universelle.

Bien sûr, nous ne sommes jamais seuls sur ce chemin d’évolution fraternel, des guides et compagnons jalonnent le sentier. Comme lorsque l’on part gravir une montagne, il est judicieux de se délester, de s’entraîner et d’être accompagné pour connaître ses capacités et, éviter de s’enliser dans des mirages, faire des rencontres dépréciables ou même se perdre.
Mais le voyage est le chemin. Et seul celui qui traverse le désert peut trouver l’oasis. 

Le corps physique est le socle d’un édifice complexe et ramifié, englobant des plans de conscience reliés à des constellations d’énergies, des plus lourdes à la plus lumineuse. Les grilles de lecture sont nombreuses et restent malgré tout des concepts intellectuels parfois contradictoires, tant qu’ils ne sont pas explorés en pratique. Ancrage et stabilité, discernement et tempérance, perception et évolution, double éthérique et centres de force, intuition, rayonnement et concentration sont des notions qui se clarifient et deviennent plus concrètes. En amplifiant nos perceptions subtiles et vibratoires, les disciplines énergétiques, le mouvement symbolique et le toucher conscient sont des outils précieux pour ordonner le chaos, maîtriser le mental et clarifier la vision.
Le clivage des polarités, opposant l’homme à la femme, le bon au mauvais, le seul contre tous, s’estompe dans l’unité du sentiment océanique.

Au delà de la pensée analytique du dogme matérialiste, qui segmente, catégorise et divise, l’idée est de faire l’expérience de la conscience intuitive, qui englobe, unifie et synthétise.
A ce moment, incarner dans le monde son essence la plus précieuse est un voyage sans début ni fin, de l’incréé au manifesté. Se relier à soi et aux forces qui nous traversent, dans ce que certaines traditions appellent l’éternel présent.

Avec joie, il est toujours bon de chercher le centre, la cause des causes pour s’élever vers l’intérieur un-terre-rieur. La résilience, phénomène dynamique de résistance et d’adaptation aux chocs, nous aide à trouver la cohérence de revenir à l’essentiel essence-ciel. Plaisants ou douloureux, les aspérités du vivant et les aléas de l’incarnation se révèlent être la matière brute de métamorphoses initiatiques. Comme le méditant qui intègre les fluctuations du réel à sa pratique, l’obstacle est pour l’initié, le combustible d’un feu qui met en lumière les trésors.
Il l’accueille et le transmute pour polir le joyau. Lorsque la flamme devient soleil, la qualité d’être transcende et relie les différents plans d’existence par le souffle de la vie.

Loin des austérités et ascèses d’un autre âge, qui malgré leurs vertues spirituelles abîment le corps, des vérités se logent dans le silence et le contentement de la sobriété heureuse.
Le corps est un temple, le coeur est sa porte et l’amour sa clef.

Les mots ne sont que peu de choses face à la rencontre humaine. L’étude des textes et la compréhension intellectuelle ont une valeur considérable, mais l’expérience de la présence enracinée révèle des potentiels restés embryonnaires et accélère leur éclosion.
Depuis la nuit des temps, la recherche de ces mystères se partage dans le silence de l’oralité.
Celui ou celle qui sent l’appel trouvera l’audace d’œuvrer, par et pour l’amour de la sagesse.

Le chant de la source ne peut mentir, la rivière est une invitation.
Tout être qui se penche sur elle peut l’entendre.

Bon voyage.